C’était il y a 100 ans – Le Miroir des Modes – Novembre 1916

title-miroir-des-modes-1916

Dernier numéro de la série des « C’était il y a 100 ans », je referme la session par le premier numéro que j’ai acheté de l’année 1916. Le Miroir des Modes, novembre 1916. Celui ci fait partie des plus beaux que je possède et pour cause, le papier est d’une meilleure qualité que La Mode Illustrée.
Que portez donc les femmes durant cette hiver encore en pleine guerre ?

NOVEMBRE 1916

Le numéro est un format A3. Ne pouvant entrer dans mon scanner, les pages sont scannées en mettant en valeurs les modèles ou photographié.

Ce qu’il y a de bien si vous observez le numéro de janvier de La Mode Pratique et celui-ci, vous verrez toute suite une très nette évolution entre les silhouettes.

dress-1916-Miroir-mdesmodes
Premier modèle à gauche : Drapé en plis souple sous les bras, et largement découpé devant sur une guimpe froncée un peu échancrée.

Les jupes sont, par exemple, beaucoup plus droites, on beaucoup moins d’ampleur et les ourlets raccourcis légèrement. On a pour ainsi dire déjà les prémices de ce que sera la mode à la fin de la guerre. La saison froide commençant, les textiles, ce sont font beaucoup plus chaud avec l’arrivé des premiers lainages, mais aussi les velours (anglais de préférence), draps ou poult de soie (une soie épaisse sans lustres et à côtes) voir popeline. On retrouve aussi en garnison ou en pièce rapportée, la fourrure.

Pourtant, alors que les jours se font de plus en plus froid, les mousselines, charmeuses et autres tissus très fins, sont toujours d’actualité. On les retrouve sur les corsages ainsi que dans les guimpes. Ces dernières sont indispensables et c’est avec ce numéro qu’on peut enfin les apercevoir.

manteau-coat-1916

Mais le principal attrait du numéro vient de sa page sur les robes dite de soir et cocktail. On découvre alors un intérêt pour les teintes pastel et les tissus chatoyants. Les manches et les jupes des robes d’un seul tenant (relativement encore rare) forment des pans terminant en pointe, annonçant la future coupe en biais des années 30. On joue sur des semi-transparences en se gardant d’avoir des fonds de robes opaques. Une tendance qui ne s’épuise pas et qu’on voit déjà dans la mode de jour, est la manche kimono qui garde toute son élégance dans les tissus du soir. La taille est, de plus, très légèrement remontée de son emplacement initial ce qui donne l’impression d’un buste petit.

Ces mêmes robes sont de plus, extrêmement gourmandes et luxueuses, puisqu’elle demande pour certaines (à l’exemple de la robe vert pâle) : 10m de tulle pour les manches et la jupe. 0.70 de pongé pour le corsage de dessous. 0.35 de satin de soie pour le dessus du corsage dit « ceinture corselet ».

cocktail-dress-1916

Dernier fait assez plaisant est la présence d’une page sur la lingerie et les vêtements divers pour l’intérieur. C’était, sur ce, dernier que je m’étais appuyé pour faire la première version du cache-corset . On découvre ainsi un pyjama garni de plisser et de plume d’autruche, original, mais peu pratique pour la nuit. Les jupons montrent également des volants plissés ou simplement décoré boutonnable.


Rendez vous en 2018 pour le numéro de CHIFFON – 1918

Une réflexion sur “C’était il y a 100 ans – Le Miroir des Modes – Novembre 1916

Laissez un mot

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s