Crimson Peak – 2015

Hier soir, je suis allé voir le film que j’attendais le plus depuis l’annonce de son tournage. A savoir : Crimson Peak. Le film signait le retour du réalisateur Guillermo Del Tero, avec un film sombre à l’esthétique très soignée. Réalisateur à qui l’on doit entre autres : Le labyrinthe de Pan ou encore les HellBoy.

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Prend garde à Crimson Peak

Crimson Peak raconte l’histoire d’une jeune demoiselle rêvant de devenir auteure en pleine fin XIXe (1895 environs) particulièrement sensible aux ectoplasmes, dont celui de sa mère décédée quand elle n’était qu’une enfant. Son père est quant à lui un magnat des affaires et c’est par le biais de son paternel qu’elle rencontre un aristocrate magnétique…

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Le film traite en soi d’un sujet récurant depuis l’invention du Cinéma. Le fantôme en tant que tel fut travaillé de toutes les façons possibles et inimaginables, pour des résultats pas toujours concluant. Je dois dire avant tout que je suis une petite trouillarde de ce genre de film, pour la simple et bonne raison que je reste assez sensible à ce genre de manifestation. J’avais donc un peu peur de tomber dans tous les clichés fantomatiques du genre, mais voilà, il y a le côté « horreur victorienne » et ça change tout !

Guillermo Del Toro à fait un grand travail sur les lumières pour rendre le tout malsain. Au fur et à mesure, le manoir arrive à nous mettre en confiance même si on sent clairement le malaise environnent. J’ai clairement ressenti un clin d’oeil au film « Les Autres » de Alejandro Amenábar où la lumière était tout aussi importante. Principalement dans l’utilisation des candélabres (qui sont des lampes à huile dans « Les autres »), et on en vient à craindre la moindre zone d’ombre.

L’autre raison qui m’a poussé à remettre les pieds dans un cinéma est celle qui me fait écrire ici. Les costumes ! Je dois dire, pour être franche, que suis assez difficile en matière de costume au cinéma. Mais ici, chaque tissu, chaque coupe respecte complètement la décennie dans laquelle le film évolue. On retrouve les fameuses manches gigots et jupe cloche de 1890 (1895 pour les plus volumineuses) et les petits chapeaux. J’ai particulièrement apprécié le choix qui fut fait sur les personnages de Lady Sharpe et de son frère. Personnages vivant dans une contrée relativement éloignée de l’Angleterre ont peu noter un retard de mode de vingts ans environs. En effet, tous les costumes de la sœur sont ainsi principalement des Natural Form. L’autre fait marquant des costumes féminins est que certains sont des reproductions direct de pièces muséales ou de gravures de mode. A l’image de la robe rouge de réception et de la robe jaune à nœud noir.

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De gauche à droite : Dress (F.M.Caroll) 1877 et le costume du film
De gauche à droite : Dress (F.M.Caroll) 1877 – MET et le costume du film

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Conclusion

Un film exceptionnel, grandiose par sa qualité visuelle et musicale. Ce film marque pour moi le grand retour des fables incroyables que seul Del Toro sait faire.

Une réflexion sur “Crimson Peak – 2015

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