Robe à la Française, XVIIIe

On poursuit l’exploration des pièces étudiées avec aujourd’hui une Robe à la Française de la seconde moitié du XVIIIe sous le règne de Louis XV. Je me suis peu attardée sur celle-ci, ayant une préférence pour le XIXe, mais ce type de robe m’intrigue depuis assez longtemps pour ne pas avoir balayé l’analyse.

Comme pour l’article précédant, je ne posterai pas de photos réalisées durant l’étude pour le respect des conservateurs, restaurateurs et de leurs méthodes de conservations.

Les particularités d’une Robe à la Française

Détail du corsage
Détail du corsage

La Robe à la Française est sûrement la pièce de costume la plus célèbre du XVIIIe et est reconnaissable entre milles. Descendante de la robe Volante, elle connut un succès phénoménal sous le règne de Louis XV et perdura de façon plus discrète jusque sous le règne de Louis XVI (où elles n’étaient principalement utilisées qu’à la cours). Cette même robe à la Française née sous la Régence reprend quelques caractéristiques de la robe Volante/Battante, dont l’utilisation des paniers, mais surtout le fameux pli « Watteau » et les manches dites « Pagode » (présente sur les premières robes à la Française). La seconde particularité de la robe à la Française est son ajustement sur le devant du buste et le dos relativement lâche, ce qui en fait une robe plutôt agréable à porter.

Robe à la Française

Robe à la Française, musée Les Arts Décoratifs- Paris
Robe à la Française, musée Les Arts Décoratifs- Paris

Fiche technique

Robe en deux parties, composé d’une jupe et d’un manteau de robe.

Origine : France

Date : 1760

Mensuration inconnu

Analyse

Cette robe à la Française datant du règne de Louis XV est constituée de deux parties, un manteau de robe et une jupe. Celle-ci est réalisée en soie façonnée vert et aux engageantes de dentelles. Le manteau de robe possède, comme cela se faisait souvent, une doublure partielle principalement sur le corsage et les manches. Elle est fixée à petits points discrets par des fils de même couleur. On note également la présence de dessous-de-bras permettant la protection de la soie et évitant ainsi que la transpiration ne l’abîme. Le manteau de robe est fermé au milieu devant par une bande d’agrafes espacé chacun de 1cm et des petits liens réalisés dans un coton vert cousu au niveau de la taille permettent une fermeture optimale.

Le bas du manteau de robe est couvert sur une hauteur de 30 cm, du crin afin de donner le tombé nécessaire. Une deuxième couche est juxtaposée afin d’accentuer la raideur. En plus de la doublure du corsage et du crin, on note une parementure d’environs 20 cm sur l’ouverture milieu devant sur toute la longueur en taffetas de soie où on y voit les points de fixations des décorations. Au dos, le pli « Watteau » est maintenu par de tous petits points à l’intérieur.

Sans titre

Avec la robe ouverte ainsi, on peut également avoir une idée de la véritable couleur du tissu avant qu’il perde sa teinte avec le temps (et le soleil). On y voit ainsi un très beau vert émeraude aux motifs floraux chers au XVIIIe.  Les engageantes, possèdent une cascade de tissus et de dentelles à motifs de paons relativement bien conservées.

La jupe bien que peu étudiée, est elle-même renforcer par du crin dans le bas avec des hauteurs égales au manteau de robe. Cependant, la jupe n’est pas en soie complète, mais possède une partie en toile simple au niveau de la taille. Sûrement par souci d’économie puisque cette petite partie n’est pas visible une fois portée.

Conclusion

Cette robe à la Française permet d’avoir un très bon exemple de ce qui était réalisé sur ce règne. Il permet également de mieux comprendre la technicité de ces fameuses robes, symbole d’une époque. Contrairement à ce que j’ai vu, en tant que relevé historique, ici point de pièces dos lacé. Je pense que cette robe à la Française devait être à la limite de la robe volante. Il est également étonnant de voir que les robes et pièces masculines (j’ai aussi étudié une robe de chambre homme et plusieurs justaucorps/habits/vestes) de cette époque sont plutôt dans un bon état et ont passé les siècles sans trop de problèmes. En effet, au-delà de l’usure naturelle d’un tissu, ceux tissés au XVIIIe sont relativement de très bonnes qualités dont les soies par rapport à celles du XIXe et début XXe qui vieillisse très mal.

Photo taille réelle

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Robe à la Française – Musée des Arts Décoratifs – Paris

Crédit photographique : Les Arts Décoratifs

Sisterhood of the World Bloggers Award !

Merci à Sewing Empire, un blog que j’ai connu récemment. J’aime beaucoup le principe de ces petites récompenses interblog. Elles permettent de connaître d’autres blogs parlant du même sujet.

Le principe ne déroge pas des autres récompenses, comme le « Very Inspiring Blogger », où il faut répondre à quelques petites questions et ensuite nominer d’autres blogs avec nos propres questions.

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Les questions données et les réponses

MarieAntoinette

Depuis combien de temps bloguez-vous ? Je blogue depuis au moins 5 ans, si mes souvenirs sont exactes. Avant de venir ici avec Dentelles et Macramés, je tenais un blog de mode à tendance rétro (que j’ai fermé il y a trois ans environs)

Quels sont les sujets dont tu préfères parler, ici ? Difficile à dire. J’aime parler de beaucoup de choses. Mais je dirais que c’est surtout en matière d’histoire du costume. J’aime faire profiter les gens autour de moi de mes récentes connaissances acquises.

Avez-vous un livre ou un auteur préféré ? Je lis énormément alors il est difficile de dire quel serai mon livre préféré. Mais en auteur, Jean Teulé surement.

Quelles techniques de coutures aimeriez-vous apprendre ? Peu en couture, mais ce serait surtout en ennoblissement textile ! Je rêve d’apprendre la plumasserie :D

Quelles sont mes périodes préférés en couture ? Pour le moment, je n’ai pas encore tout exploré. J’adore le XIXe, mais n’en ayant pas encore réalisé, je dirai pour le moment les années 30.

Avez-vous un vêtement dans votre garde-robe que vous aimez vraiment ? Oui, ma lingerie années 30 justement ;)

Si un voyageur du temps, vous offrez la capacité de vous rendre n’importe où dans le temps, où iriez-vous ? La fin du XIXe à coup sûr ! Les cocottes, les expos universelles…. Le rêve !

Décrivez votre tissu idéal. Un crêpe beige très fluide. Pour de la coupe en biais, c’est tout simplement le rêve.

Lequel de vos objets en couture est-il le plus important ? Les aiguilles à tricoter pour faire les trous pour les œillets de corsets ;)

Êtes-vous plutôt dentelle ou ruché ? Dentelle bien entendu !

Les nommés

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Les questions

  • Quel est le film qui vous inspire le plus ? 
  • Si vous seriez une pièce de costume, que seriez-vous ? 
  • Une période qui vous correspond ? 
  • La dernière lecture qui vous a touché.
  • Qu’est ce qui vous a amené à la couture ? 
  • L’objet dont vous ne vous séparez jamais
  • La dernière expo vue
  • Si vous seriez un mouvement en peinture, que seriez-vous ? 

 

Jacques Doucet, robe vers 1900

Durant mon stage de fin d’année, j’ai eu le plaisir et surtout la chance de pouvoir étudier de très près plusieurs costumes allant du XVIIIe jusqu’aux années 30. Je profite de cette chance aujourd’hui pour pouvoir vous en parler plus en détail, et comprendre un peu plus ces robes si particulières.

Par respect pour le travail des restaurateurs et conservateurs du musée, je ne posterai pas les photos réalisées durant l’étude de ces costumes. Seules les photos mannequins présentes sur leur site seront montrées.

On commence aujourd’hui avec une robe de Jacques Doucet, daté 1900. Doucet, fait partie de mes créateurs préférés (avec Worth, Callot Sœur sur la Belle Epoque). J’aime particulièrement le raffinement de son travail.

Jacques Doucet, créateur de La Belle Epoque

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Jacques Doucet fait partie de ces grands créateurs de la fin du XIXe et du début XXe. Il a côtoyé Charles Frederick Worth, Jeanne Paquin ou encore Paul Poiret pour ne citer qu’eux. L’aventure commence pour Doucet par une chemiserie fondée en 1824 puis un rayon lingerie s’ouvre en 1839 lors de l’installation rue de la Paix (au départ, Boulevard St-Martin) puis en 1883, un rayon de confection pour dame. En 1900, l’époque de gloire de Doucet s’ouvre. La maison est alors sous la direction de Jacques Doucet, et travaille en collaboration avec différentes modistes. La maison prend alors l’ampleur d’une véritable maison de Haute-Couture. Le travail de Doucet est alors facilement reconnaissable par l’utilisation abondante de matière délicate, vaporeuse et de dentelle. Son style touche beaucoup de comédiennes de l’époque dont Réjane.

Robe, vers 1900

Fiche technique

Robe daté 1900, Doucet Conservé au Musée des Arts Décoratifs
Robe daté 1900, Doucet
Conservé au Musée des Arts Décoratifs

Créateur : Jacques Doucet, 21 rue de la Paix, Paris

Robe en deux parties, en mousseline de soie imprimée, Dentelle de Chantilly, ruban de satin, taffetas.

Griffé or sur le ruban de taille « Jacques Doucet

Mensuration : T.Taille 0.44cm

Analyse

Cette robe composée d’un corsage baleiné et d’un jupon de taffetas de couleurs dorés. Son corsage possède trois épaisseurs, la première (la plus près du corps) est en soie dorée et possède 9 baleines dont trois aux dos. Ces baleines sont glissées dans des couloirs eux même fixées sur les coutures ouvertes et fixés en haut et en bas. Le corsage s’ouvre sur le devant à l’aide d’agrafe glissé dans une parementure. Les manches de longueurs trois quarts sont également doublés avec une décoration en bas de manches. Les dentelles est fixé machine en incrustation. Un petit coussinet est fixé sur la baleine milieu dos, utilité inconnue. Le corsage possède une ceinture de taffetas olive est fixé dans le dos.

Détail des manches et de leurs décorations
Détail des manches et de leurs décorations
Détail du corsage
Détail du corsage

La jupe est construite avec plusieurs panneaux (nombre inconnu) et est également en trois textiles (mousseline de soie, tulle fin, et doublure de taffetas doré). Elle possède sur tout le tour de taille des plis plats regardant vers le milieu devant à l’exception de deux plis creux de part et d’autre du dos. Ces plis de 1cm sont reportés également sur la doublure, comme la mousseline et marqués jusqu’aux premiers volants de mousseline et dentelles. Ces trois épaisseurs sont fixées ensemble à la taille par une ceinture haute de 3cm et rabattues sur l’envers au point de côté. L’ouverture est milieu dos sur une longueur de 15cm avec des agrafes métal posés au point de feston. Le bas de la jupe de mousseline est décoré de petits ruchés fixé à la machine sur toute la largueur.

La sous-jupe de taffetas dorés possède des volants d’environs 20cm de haut, comportant des plis permanents décorés d’une ganse et ourlet d’un centimètre.

Conclusion

La qualité des textiles employés montre le goût de Jacques Doucet pour les matières délicates et également le côté historiciste par l’imprimé employé ici d’inspiration XVIIIe aux paniers fleuris. On note aussi la technique de montage de cette pièce qui emprunte aux techniques de lingerie (deuxième rayon ouvert chez Doucet après la chemiserie).

Richement orné de dentelles, sont incrustation reste très délicate et à peu souffert du temps. À l’inverse de la doublure de taffetas doré qui a cuit et commence à disparaître de façon irréversible. En effet, la doublure des manches est fortement entamée aux niveaux des emmanchures.

Photo taille réelle

Robe daté 1900, Doucet Conservé au Musée des Arts Décoratifs
Robe daté 1900, Doucet
Conservé au Musée des Arts Décoratifs

 

 

Crédit photographique : Les Arts Décoratifs

[DMA] Waiscoat 1790 : Pocket

La première année DMA étant bel et bien fini (et l’ayant validé avec succès), je termine celle-ci avec un stage de taille chez le Musée des Arts Décoratifs. Je profite donc de ce répit mérité pour poster aujourd’hui l’un des derniers articles sur le gilet 1790. La suite des articles devrait suivre en septembre pour la finalisation (coutures mains et boutonnières) mais aujourd’hui, c’est poche !

  • Le montage

La particularité de la poche du gilet durant le règne de Louis XVI vient de sa forme, mais aussi de sa décoration. En effet, comparé au règne de Louis XV, la poche n’est plus une sorte de triangle, mais devient rectangulaire voir pour certaines aux bords arrondies.

Détail de poche 1790 - extrait du Historical Fashion in detail, the 17th and 18thCentury - A.Hart et S.North
Détail de poche 1790 – extrait du Historical Fashion in detail, the 17th and 18thCentury – A.Hart et S.North

Les poches de mon gilet respectent donc ces codes à la différence d’être montées à 30% à la machine et le reste à la main. J’ai choisi de ne pas la faire contrastante et d’utiliser que le Chintz prévu au lieu de faire des fonds de poches en lin ou dans le tissu de la doublure. La ganse est donc préparée à la machine et bâti ensuite sur les pattes de poches en travaillant les angles (la difficulté principale de cette pose de ganse) où le secret réside dans le crantage et surtout la précision et la patience. Elle est ensuite montée à la machine délicatement puis la doublure vient se poser à la main.

Après bâti des ganses
Après bâti des ganses
Détail de la préparation des angles
Détail de la préparation des angles

L’emplacement des poches sur ce gilet est légèrement en dessous de la taille et n’ont une fonction que décoratif bien qu’elles est un fond de poche.

Je n’ai jamais eu un amour inconditionnel pour le montage de poches en tous genre, et celles-ci n’y manquent pas. J’ai dû en faire plusieurs en tant qu’étude avant d’avoir le courage (et c’est peu de le dire) de poser les véritable. Je suis plutôt contente de celles-ci, surtout de leurs angles qui sont rectangulaires.

Les prochaines poches « challenge » seront sur la jupe 1916, où elles sont en demi-lune !

Après la finalisation des poches mais aussi de la doublure
Après la finalisation des poches mais aussi de la doublure

[DMA] Waiscoat : fitting

Bonjour à tous,

Le gilet avance lentement, surement et devrait être fini (du moins si je respecte les délais) d’ici deux semaines. Les essayages ont été faits il y a plusieurs semaines et ceux-ci, on était très intéressant mais surtout pratique.

L’intérêt d’avoir utilisé un tracé extrait d’un véritable gilet 1790, était de voir toutes les modifications possibles sur un corps moderne. Il faut se dire qu’un corps masculin ou féminin à évolué dans le temps et selon le siècle que l’on travaille, ils peuvent être complètement différent. Il ne faut pas oublier également que le corps d’aujourd’hui n’est plus celui d’il y a 100 ans, voir 50 ans. Le tracé utilisé ici fut fait pour un corps vieux de 200 ans, autant dire que nous avons évolué autant en stature qu’en taille.

Il était donc intéressant de voir comment une pièce de costume XVIIIe (dans ce cas si) pouvait vivre sur un corps humain contemporain très XXIe.

Galerie des Modes 1781
Galerie des Modes 1781

1er essayage

Le premier essayage fut réalisé en toile afin d’apporter les premières modifications et d’affiner certains points qui ne peuvent être fait qu’en essayage. J’ai principalement redescendu les poches, retravaillé le milieu devant qui avait tendance à pointer en avant, ce qui faisait un bec assez immonde.

Détail du col pendant l'essayage
Détail du col pendant l’essayage
Les différentes vues
Les différentes vues

2ème essayage

Le deuxième et dernier essayage fut réalisé dans le vrai tissu (chintz et lin) afin de voir si les dernières modifications étaient bonnes, avant de monter l’ensemble. Sur cet essayage, j’ai surtout redessiné le milieu devant (encore une fois), choisi la hauteur du col qui est plus proche de 1795/1799 que 1790 et retravaillé le dos.

Prochaine étape > le report des modifications sur les patrons, le montage des poches (étape actuelle qui me donne des sueurs froides) puis le montage complet avec la doublure. Les boutonnières/œillets se sera pour plus tard.

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Durant l’essayage. J’ai redessiné le gousset trop bas sur l’épaule, redessiné le milieu devant et choisi la hauteur de col
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Pendant la préparation à l’essayage

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[DMA] La Marche des Enfants – Costumes

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Aujourd’hui, j’aimerais vous parler et présentez un projet sur lequel j’ai travaillé pendant plusieurs mois (réellement, une partie de l’année scolaire). Le principal intérêt du DMA de Sartrouville est qu’il nous permet de travailler sur de véritables spectacles qui joueront dans l’année.

Pour nous, cette année, c’était sur le projet du Collectif du K.  A savoir, « La Marche des Enfants » en compagnie de la costumière et du metteur en scène Simon Falguières.

« A la ville, les enfants apprennent la souffrance des punitions.
 
Un jour, ils s’enfuient et sautent par la fenêtre.Ils rencontrent un homme étrange qui leur parle de théâtre et de couleur.
 
Cet homme se nomme Monsieur Kago.
Comme un hypnotiseur il leur apprend les mots qu’ils ne devraient pas connaître.
Avant de marcher et de porter le costume bariolé, les enfants doivent se venger.
 Et dans la ville où il pleut sans interruption, les murs se couvrent de sang. »
Plusieurs costumes étaient à réaliser, dont ceux des adultes et des soldats. De mon côté, avec une collègue, nous avons travaillé sur un personnage féminin avec l’appui de la maquette donnée par la création costume. Les recherches ont d’abord débuté par un moulage puis une toile pour l’essayage et l’approbation des costumes. Suivis des différentes étapes de montages.
  • Recherche de forme

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  • Montage

Structure et épaulette
Vu d'ensemble de quelques costumes
Vu d’ensemble de quelques costumes
Vu interne de la structure
Vu interne de la structure

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  • Lors de la résidence

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Pour le moment la compagnie est encore en pleine création, mais si l’idée vous dit, vous pourrez les voir en présentation de travail à La Chapelle Saint Louis (Rouen, 76), / le Shakirail (Paris) / Théâtre des Bains Douches (Elbeuf , 27 ) / Fabrique éphéméride (Val-de-Reuil, 27 ). Les dates ne sont pas encore communiquées.

 

Négligée/peignoir 1930 – inspiration –

Je poursuis ma quête de la garde-robe années 30, avec ce nouveau projet d’été à venir. Celui-ci fait suite au dernier projet d’été de l’année précédente. A savoir, la lingerie en satin de soie champagne/doré avec dentelle ancienne créée directement d’après différentes études de pièces de musée.

J’envisage donc, afin de compléter l’ensemble, un négligé ou « Négligée » en anglais. Tenue très élégante, elle ajoutera au raffinement du soutien-gorge et du short. Pour le moment, je n’ai encore aucune idée de patrons à utiliser ou si je ne vais pas tout simplement le faire moi-même.

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Négligée – 1935 – MET – Soie et Lin

 

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Négligé 1939 – Conservé au MET – Soie
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Nightgown – milieu des années 30 – MET

 

Lana Turner - 1939
Lana Turner – 1939
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Négligé – 1939 – MET – Soie

 

Carole Lombard - 1930 -
Carole Lombard – 1930 –

Pour retrouver toutes les pièces années 30 déjà créées, c’est ici.

Entretien et nettoyage de plumes

Bonjour à tous,

J’ai dernièrement repris le projet Black Swan qui est aujourd’hui dans sa dernière étape, celle des plumes. Grace à la gentillesse de beaucoup de personnes, j’ai réussi à amasser beaucoup de plumes noires, gris et blanc.  Je me suis alors demandé comme j’allais les entretenir avant la pose. J’ai ainsi demandé l’aide de plumassières présente dans mes contacts.

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Et voici ce qu’elles m’ont gentiment dévoilé :

♦ Produit lavant (shampoing, lessive ou encore produit lave vaisselle)
♦ Bassine ou contenant assez grand pour accueillir des plumes sans les tordre.
♦ Éloigner les chats
♦ Eau tiède

1ère étape

Les plumes, les moins sales, durant le lavage
Les plumes, les moins sales, durant le lavage

Sortez toutes les plumes de leurs sachets, et faites un tri entre les sales et les très sales.

Prenez deux bassines + un tamis (où n’importe quels contenants tant qu’il laisse passer l’excédent d’eau). Une des bassines servira au lavage et l’autre sera à utiliser en plus du tamis pour faire « égoutter les plumes ».

Dans la première bassine, remplissez d’eau + de savon (shampoing dans mon cas). Lavez d’abord les plumes peu sales, délicatement. Rincez-les une par une (c’est long mais utile). Reformez les puis placés les dans la seconde bassine pour qu’elles perdent leurs excédents d’eau. Pensez à changer l’eau régulièrement.

Pour les plus sales, celles-ci sont lavées en plusieurs fois. Je les ai d’abord laissé tremper pour faire partir le plus de saletés. J’ai ensuite changé l’eau pour pouvoir les laver une seconde fois en retirant le restant de saleté à la main. Pour ensuite les rincer et faire comme les « peu sales ». C’est une étape relativement longue (j’ai mis 3h) mais ça vaut largement le coup.

2ème étape

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Les plumes sont maintenant toutes dans la bassine 2 + le tamis. Je les rinces alors toutes à grandes eaux en faisant bien attention de ne pas en casser (j’avais des duvets dans mes plumes). Je retire ensuite l’excédent d’eau en secouant le tout très délicatement

3ème étape 

Une fois leurs excédents d’eau retirés, je les aligne toutes sur une serviette de bain, à l’air libre. L’avantage de l’air libre, c’est que l’air apporté est doux et n’abîmera pas vos plumes. De plus, ça sèche relativement vite ! Je surveille le séchage et pour les premières sèches, je leur redonne leurs formes et gonflants. C’est une question de doigtés, mais c’est plutôt rapide.
Je les dépose alors dans la première bassine que j’ai lavée et séchée au préalable.

Les plumes noires, une fois leurs excédant de plumes retirés
Les plumes noires, une fois leurs excédant de plumes retirés
Les plumes une fois séchés et retravaillé aux doigts
Les plumes une fois séchés et retravaillé aux doigts

4ème étape

Pour leur redonner complètement leurs gonflants, je les passes ensuite une à une sous la vapeur. Pour créer de la vapeur, rien de plus simple, remplissez une cocotte d’eau et laissez là chauffer. A ébullition, elle créera de la vapeur. Il faudra juste dans ce cas, passer la plume par-dessus (pas trop près, pour ne pas trop la brûler).

Toutes les plumes sont désormais propres et prêtes à l’emploi.

[DMA] Waiscoat 1790 – Inspiration

Le nouveau – et dernier – projet en DMA pour cette année, est un gilet de la décennie 1790. En pleine révolution donc. Pour ce gilet, on quitte la méthode « costume » pour celle du tailleur homme dans ce cas. J’avoue être très contente, car :

  1. C’est de l’historique (enfin !)
  2. C’est une méthode que je souhaitais aborder depuis quelques temps mais qui nécessité pour moi des vrais cours.

Pour mener à bien ce projet, quelques inspirations hommes comme femmes.

 

Riding Habit - Waiscoat - England - 1790/1795 Source
Riding Habit – Waiscoat – England – 1790/1795 Source
Circle of Jacques-Louis David, Portrait of the Flautist Francois Devienne, c. 1792
Circle of Jacques-Louis David, Portrait of the Flautist Francois Devienne, c. 1792
Waistcoat, 1790s - the MET
Waistcoat, 1790s – the MET
Les Incroyables / Auteur : Louis-Alexandre Eustache Loursay en 1795.
Les Incroyables / Auteur : Louis-Alexandre Eustache Loursay en 1795.
Man's waistcoat, 1790, England. Source
Man’s waistcoat, 1790, England. Source

 

Détail de poche- FASHION IN DETAIL XVIIe/XVIIIe
Détail de poche- FASHION IN DETAIL XVIIe/XVIIIe
Waistcoat, ca. 1795. Yellow silk, patterned with a knotted net of stripes in brown, peach and cream. - Source
Waistcoat, ca. 1795. Yellow silk, patterned with a knotted net of stripes in brown, peach and cream. – Source
Waistcoat (back), 1790s - the MET
Waistcoat (back), 1790s – the MET